Au
XIIIe siècle, le moine japonais Dogen
se rendit en Chine à la recherche de l'enseignement
authentique de Bouddha. C'est auprès
de Maître Nyojo qu'il trouva ce qu'il
avait vainement cherché dans son pays. A son
retour il introduisit la véritable pratique du
zen. Bien qu'il n'ait nullement eu l'intention
d'enfermer son enseignement dans les limites d'une école,
il devint cependant le fondateur du zen soto
au Japon.
Lorsqu'on voulut savoir ce qu'il avait rapporté,
Dogen déclara : "Je suis revenu
les mains vides. Tout ce que je peux vous dire, c'est
ceci : les yeux sont horizontaux et le nez vertical.
Matin après matin, le soleil se lève à
l'est et le coq chante à l'aube. Chaque quatrième
année, le mois de février a vingt-neuf
jours." Il se retira au temple de Kennin-ji
et écrivit le Fukanzazengi, "Les
règles universelles pour la pratique de zazen".