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De tout ce qui vit, en chaque point de l'espace, rien n'échappe au changement et à la destruction. Toutes les existences phénoménales sont aussi impermanentes qu'une étoile filante, un rêve, une bulle sur la rivière, une goutte de rosée sur l'herbe du matin.

Dans le Shobogenzo, Dogen dit : "Lorsque quelqu'un va en bateau, s'il regarde le rivage, il commettra l'erreur de croire que c'est le rivage qui bouge ; mais si son regard est intimement posé sur son embarcation, il comprendra que c'est en réalité le bateau qui avance. De même, si nous essayons de comprendre la nature des phénomènes à travers notre perception confuse, nous ferons l'erreur de croire que notre nature propre revêt l'état de permanence."

Le corps, l'esprit, l'environnement, le cosmos tout entier sont impermanents. Les pensées sont mouvantes comme l'eau de la rivière. Sans cesse toute chose s'évanouit à travers le monde des phénomènes qui se déroulent dans le temps et l'espace. Ainsi n'y a-t-il de substance permanente.

Mujo : sans commencement ni fin, sans naissance ni mort, seulement changement. Dans une rivière on peut voir des bulles se former dans l'eau du courant, puis éclater. Lorsque nous mourons, notre vie ne prends pas fin. Elle retourne au cosmos, comme les bulles qui éclatent sur la rivière. Il est nécessaire de comprendre la vie éternelle. Au-delà du temps et de l'espace, il n'y a ni existence ni non-existence.